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Congrès de rentrée du PS le 9 octobre 2005


Mes chers amis,

Nous avons vécu des jours difficiles et nous en vivrons encore. Je l’ai dit. Il est insupportable de voir le travail de dizaines de milliers de militants, de mandataires locaux, de collaborateurs, de parlementaires, de ministres intègres, sincères et dévoués entaché par le comportement inacceptable d’une petite poignée de parvenus. Le PS est un groupe humain. Comme tous les groupes humains il est par définition faillible. Mais le PS, c’est surtout un groupe utile aux gens, déterminé et généreux. Les socialistes sont avant tout animés par leur idéal, celui d’améliorer la vie quotidienne de nos concitoyens. Un idéal d’égalité, de liberté et de solidarité. Je l’ai dit. Nous allons tout faire pour que la rénovation du PS, qui est déjà une réalité dans de nombreux endroits du parti, percole dans toutes ses strates, dans ses moindres recoins. La phase II de la rénovation est lancée : nous avons modifié les statuts du parti pour nous donner les moyens de nos ambitions. Vous pouvez compter sur moi. J’ utiliserai, sans état d’âme, ces nouveaux instruments. Plus déterminés que jamais… Mais que ceux qui croient avoir trouvé le moyen de nous affaiblir ne se réjouissent pas trop vite. Je sais que certains se perdent en analyses et diagnostics. D’autres bombent le torse. Ils diffusent des messages perfides.
Peine perdue. L’épreuve que nous traversons nous rend plus déterminés. Nous démontrerons, une fois encore le rôle essentiel que joue PS dans notre société faite d’incertitudes permanentes. Laurette, Rudy, Christian, André et Didier au Fédéral, Philippe, Charles, Françoise, Emir à Bruxelles Marie, Michel, Jean-Claude, Christiane, Philippe et Fadila à la Communauté française et en Wallonie Karl Heintz, à la Communauté germanophone, Anne-Marie, José, Jean-François, Eric à la tête des Assemblées législatives, Nos élus locaux, nos Parlementaires, nos Ministres, Toutes les équipes PS et moi-même allons relever le défi. Celui d’améliorer concrètement la qualité de vie de nos concitoyens. Mes Chers Amis, Pour l’heure, la priorité politique se concentre au Gouvernement fédéral. Nous sommes à quelques heures de la déclaration du Gouvernement. Il nous appartient de faire connaître clairement notre position à nos concitoyens. Tout d’abord, je tiens à rappeler la détermination intacte du PS, à voir se concrétiser le programme de gouvernement âprement négocié à l’été 2003 . ….Face à la droite libérale Je le dis calmement mais fermement. Ceux qui, à droite, veulent privatiser notre sécurité sociale.


Ceux qui veulent mettre à mal notre système de solidarité, Ceux qui veulent implanter en Belgique, chez nous, cette société du chacun pour soi qui a produit tant d’injustice à travers le monde. Ceux-là nous ont trouvé hier sur leur route. Et ils nous y trouveront encore demain. Nous ne les laisserons pas faire. Ceux pour qui il est normal que le plus grand nombre vive dans l’angoisse du lendemain pendant qu’une petite minorité s’enrichit constamment. Ils nous ont trouvé hier sur leur route. Et ils nous y trouveront encore demain. Nous ne les laisserons pas faire. Ceux pour qui la régression sociale est une fatalité, rendue inévitable par la mondialisation de notre économie. Ceux qui trouvent normal que certaines entreprises licencient ou rendent la vie des travailleurs toujours plus précaire pour maximiser encore plus leurs profits. Ils nous ont trouvé hier sur leur route. Et ils nous y trouveront encore demain. Nous ne les laisserons pas faire. Et qu’on ne me dise pas que cette droite-là n’existe plus. Que c’est une caricature, une invention des socialistes. J’ai entendu comme vous la droite libérale proposer de supprimer les allocations familiales du premier enfant pour combler le trou de la sécu. J’ai entendu comme vous la droite libérale proposer d’instaurer une franchise de 50 euros avant de commencer à rembourser les soins de santé. Toutes ces propositions sont fondamentalement inacceptables. Elles relèvent d’un choix de société élitiste qui n’est pas le nôtre. Et nous ne les accepterons jamais. Le PS s’occupe de toutes les personnes, de tous nos concitoyens. Notre vocation et notre raison d’être depuis 120 ans, c’est d’incarner un autre modèle de société.

Un modèle de société qui allie création d’activités et redistribution des richesses. Un modèle de société qui allie innovation, initiative et sécurité d’existence. Un modèle de société où chacun peut choisir sa vie, où chacun peut s’épanouir. Nos adversaires feignent de ne pas comprendre notre attitude dans les Régions et notre attitude au fédéral. Et bien c’est clair. Le PS veut en même temps la prospérité économique et la protection sociale pour tous. Les libéraux veulent créer de la richesse en ne trouvant pas anormal que seule une faible partie de nos concitoyens en profitent. Les socialistes, eux, veulent créer de la valeur, de la richesse pour qu’elle puisse profiter à tous. La maximalisation de la richesse sans redistribution, ce n’est pas une option pour le PS. Des entreprises compétitives avec des travailleurs précarisés, qui n’ont pas les moyens de vivre dignement et d’élever convenablement leurs enfants, cela ne m’intéresse pas. Des entreprises compétitives avec des jeunes qui n’ont pas les moyens de se trouver un logement décent, avec des familles qui ne peuvent pas se chauffer en hiver et des personnes âgées qui ne peuvent faire face à leurs soins de santé, ça ne m’intéresse pas. Les libéraux sont hypnotisés par le modèle de société à l’américaine. Ils mettent d’ailleurs un pied dans la porte avec leurs propositions contre les familles ou contre les soins de santé. Nous, nous voulons préserver notre modèle européen qui allie prospérité et protection sociale.


Mes chers Amis, Au PS, plus que jamais, nous voulons des gouvernements qui agissent résolument sur les deux fronts à la fois: le soutien à la création d’activités et à la création d’emplois, d’une part et la solidarité, d’autre part. Dans ce contexte, je l’ai dit dès nos universités d’été, le PS attendait du Gouvernement fédéral qu’il prenne des mesures structurelles pour favoriser l’emploi d’une part et pour renforcer nos mécanismes de solidarité d’autre part. Concrètement, nous attendions du Gouvernement qu’il décide dans les trois dossiers cruciaux que nous voulions lier les uns aux autres: Le financement de la sécurité sociale, La revalorisation et la liaison au bien-être des allocations sociales et des pensions les fins de carrière et l’emploi des jeunes. Nous avons obtenu que les trois débats soient liés. Aujourd’hui, permettez-moi de saluer les avancées que les ministres socialistes ont déjà engrangées. J’en profiterai pour rappeler les exigences qui, pour le PS, doivent encore être rencontrées d’ici mardi, date de la déclaration du gouvernement au Parlement. Le financement de la sécu Mes chers amis, un mot sur la sécurité sociale pour commencer. Ce que nous voulons, c’est consolider l’avenir du système que les socialistes, avec les autres progressistes, ont construit envers et contre tout et contre tous. Un système organisé de solidarité qui permet qu’aujourd’hui la vieillesse ne soit plus synonyme de pauvreté misérable, que la maladie ou l’accident de travail ne soit plus synonyme de perte complète de revenus, Un système organisé de solidarité qui permet que l’on puisse être soigné correctement en Belgique. C’est pour ça que nous avions dit à nos partenaires du Gouvernement, « on ne discutera de la carrière professionnelle que si on discute aussi de la situation de tous ceux qui ne peuvent plus travailler ».


Fondamentalement, il était inacceptable que le Gouvernement se limite à demander aux gens de travailler plus, sans qu’en même temps on leur assure que lorsqu’ils atteindront l’âge de la pension, ils puissent bénéficier d’une retraite décente ! Et bien, mes amis, tout n’est pas encore finalisé et plusieurs modalités concrètes doivent encore être écrites mais je pense que nous pouvons déjà être satisfaits de ce que les socialistes, Laurette et Rudy en particulier, ont obtenu au Gouvernement fédéral ces derniers jours. C’est en effet une revendication de longue date du PS qui vient d’être acceptée : les revenus du capital devraient contribuer dorénavant de manière structurelle au financement de la sécurité sociale. Nous l’avions exigé. Les prélèvements doivent être plus justes et plus équitablement répartis. Nous en avions assez qu’on taxe toujours plus le travail. Les travailleurs contribuent déjà beaucoup trop par rapport aux revenus du capital. Le PS a réussi à convaincre les autres Membres du Gouvernement sur ce point. En effet, chaque année, ce seront près de 500 millions d’euros, soit 15 à 20% des recettes du précompte mobilier qui seront versées à la sécu. Les réductions de charges Les réductions de cotisations sociales atteignent déjà aujourd’hui plus de 5 milliards d’euros, pour un budget total de la sécurité sociale de quelques 52 milliards d’euros. C’est près de 10% ! C’est un effort considérable consenti par la Belgique pour diminuer la charge sur le travail et soutenir la compétitivité de nos entreprises. Je pense qu’il faut poursuivre cet effort. Mais, ce que le PS demande aujourd’hui, c’est que les réductions complémentaires de charges sur le travail soient d’abord ciblées sur les bas salaires et sur les travailleurs âgés. Toutes les études nous montrent qu’en les ciblant sur ces types de travailleurs les réductions seront les plus efficaces en matière de création d’emplois.
Or, la première source du bien-être et de la sécurité d’existence des gens, c’est bien entendu d’avoir un emploi. Et, la priorité du PS est très clairement la création d’emplois. J’ajouterai que pour le PS, les nouvelles réductions de cotisations doivent également être compensées par un financement alternatif de la sécurité sociale. Au-delà de la création d’emplois, ce qui importe pour le PS c’est le pouvoir d’achat des gens : celui des travailleurs comme celui des allocataires sociaux Lors du conseil des ministres consacré aux factures énergétiques des ménages, les ministres socialistes ont demandé et obtenu que des mesures soient prises pour améliorer le salaire-poche des travailleurs C’est ainsi que le montant du forfait des frais déductible devrait être augmenté pour les travailleurs, en particulier ceux qui ont des bas et des moyens revenus. Pour le PS, cet engagement doit se concrétiser, c’est une exigence. Les fins de carrière Mes Chers Amis, un mot sur les fins de carrière. Sur ce dossier des fins de carrière, comme sur la sécu, nos ministres au gouvernement fédéral ont particulièrement bien travaillé. Ils ont agi avec une ligne de conduite : inciter positivement nos concitoyens à travailler plus longtemps. Ceci sans les pénaliser. Nos ministres socialistes se sont opposés avec succès aux velléités libérales de fragiliser davantage nos concitoyens les plus âgés. Ils ont écarté le recul de l’âge de la retraite, la suppression pure et simple des prépensions et les systèmes de pénalisation financière de ceux qui prennent leur retraite plus tôt. Et puis, le PS voulait aussi s’occuper de nos jeunes. C’est pourquoi Laurette, Rudy et Christian ont exigé – et obtenu – que le gouvernement fédéral prenne des mesures concrètes pour créer de l’emploi pour les jeunes.


Mes amis, A la différence des autres partis, il nous semble normal, à nous socialistes, que la richesse produite en Belgique, puisse bénéficier à tout le monde, à tous les gens qui pour la plupart ont contribué toute leur vie au développement de l’activité en Belgique et au financement de la sécurité sociale. C’est pour cela aussi que le PS est attaché à un mécanisme qui lie structurellement les allocations sociales à l’évolution du coût de la vie, ce que nous appelons « liaison au bien-être ». Et à ce sujet, le Gouvernement vient de franchir un cap décisif. Il a, comme Rudy le proposait en juillet, prévu les moyens financiers pour la liaison au bien-être. A partir de 2008, près de 200 millions d’euros par an seront investis directement dans la liaison au bien-être. Et pour enclencher encore plus rapidement ce processus qui doit mettre fin au décrochage des allocations sociale par rapport aux salaires, des décisions complémentaires ont été prises le Gouvernement. Ne pas reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre Mes chers amis, Pour le Budget 2006 et celui de 2007, pas question de reprendre d’une main ce qu’on a donné de l’autre. Définitivement, le PS n’acceptera pas que l’on réduise le pouvoir d’achat des ménages en supprimant les allocations familiales du premier enfant ou en instaurant une franchise pour les soins de santé. Pas question de réduire les allocations qui garantissent à nos concitoyens une certaine sécurité d’existence. Pas question de laisser faire ceux qui veulent saquer dans le budget de la Sécurité sociale ou de la Justice ; Par ailleurs, au début de cette année, depuis Porto Alegre, j’ai insisté sur la nécessité d’annuler la dette des pays les moins avancés. Depuis quelques temps déjà, nous attendions des Ministres Libéraux de la Coopération et des Finances des engagements précis, à tout le moins des informations sur l’annulation de la dette bilatérale. Il n’en est rien. Pour le PS, cette question doit être prise en compte dans le budget 2006.


Quant aux crédits de la recherche scientifique, ne nous coupons pas l’herbe sous le pied. Travaillons tous ensemble au redressement de demain. Pensons à nos enfants. A leur avenir. La Poste Mes chers amis, Avant de conclure sur le chapitre économique et social, quelques mots sur La Poste. Johan Vande Lanotte voudrait conclure son mariage avec La Poste danoise avant son départ à la Présidence du SPa. C'est-à-dire dans les jours qui viennent. Dans ce dossier, je remercie tout particulièrement Laurette qui a bataillé ferme sur le contenu du nouveau contrat de gestion. C’est le PS qui a arraché le principe d'au moins un bureau de poste par commune, desservi par du personnel postal, et offrant toute la gamme de services dont la population a besoin. En ce compris, le retrait d'argent qui correspond à un véritable besoin social. Et pour le surplus, le nombre actuel de points de vente sera globalement maintenu. Ce combat, nous l'avons mené dans un superbe isolement, non seulement pour pérenniser l'emploi à la Poste, mais aussi, au nom des valeurs mêmes du service public. Je voudrais encore préciser que La Poste demeure une entreprise publique autonome dont l’Etat restera l'actionnaire majoritaire. L’opération qui doit être conclue doit renforcer la position de la Poste dans un marché de plus en plus agressif et concurrentiel. Ce sera positif pour son avenir Mers chers amis, en évoquant l’action du Gouvernement fédéral, je pourrais traiter de bien d’autres sujets : l’action de Laurette pour l’arriéré judiciaire par exemple. Jamais sans doute un ministre de la Justice n’a fait autant pour le résorber.


L’action d’André pour une armée efficace et adaptée aux nouvelles réalités politiques. L’action de Didier pour combattre les velléités de libéralisation à tout crin de la Commission européenne. L’action de Christian pour soulager la facture énergétique des ménages. L’éthique Mes chers amis, le PS, c’est aussi un souci constant pour les droits de l’homme et pour le respect des choix de vie de chacun. Le PS a toujours prôné une politique d’immigration humaine, solidaire et respectueuse des droits de l’Homme. Grâce à la pression du PS, la procédure d’asile sera considérablement améliorée, avec une réduction des délais d’attente et un renforcement des droits des demandeurs d’asile. Pour les étrangers qui encourent un danger pour leur vie en cas de renvoi dans leur pays d’origine, une protection subsidiaire sera accordée. Je tiens à remercier particulièrement l’action et l’engagement de Laurette et de Christian dans ces dossiers que le PS est souvent seul à défendre et qui pourtant sont essentiels sur le plan de la dignité humaine. Le PS a récemment initié une large réflexion sur les drogues. Les jeunes consomment de plus en plus de drogues et de plus en plus tôt. Il est inadmissible que le monde politique se détourne de ce problème. Pourquoi ne pas prélever des moyens financiers importants provenant des saisies chez les trafiquants pour financer des campagnes massives d’information et de prévention ? Nos jeunes sont trop mal informés sur les dégâts causés par les drogues. La lutte contre les trafics et les trafiquants doit également être renforcée. Les budgets supplémentaires qui doivent être dégagés contribueront ainsi à augmenter les moyens des parquets et des polices spécialisées. Enfin, il est également de notre devoir de soustraire les faibles consommateurs de cannabis des circuits criminels. Trop de jeunes consommateurs sont actuellement stigmatisés et poussés dans l’illégalité. Ces pistes seront approfondies lors d’un deuxième Colloque que nous organisons en décembre. Elles déboucheront, en accord notamment avec Laurette, Rudy et Christiane, sur une série de propositions concrètes et détaillées. Je l’ai dit, la liberté de choix de vie et l’autonomie de tout être humain dans le respect de l’autre, sont les objectifs que le PS poursuit. Ainsi, la Chambre sera prochainement amenée à voter la proposition de loi ouvrant l’adoption aux couples de même sexe. Les détracteurs de ce texte dénoncent l’attaque contre la famille. Il s’agit au contraire de reconnaître et défendre la multiplicité et la richesse des familles : les familles traditionnelles bien sûr, mais aussi les familles recomposées, monoparentales ou homoparentales. Que les députés PS soient ici remerciés pour leur combat courageux en faveur des enfants actuellement éduqués dans des familles homoparentales et leur droit à avoir deux parents. Nous souhaitons également une réglementation claire permettant d’encadrer la pratique des mères porteuses en Belgique. Nous sommes ici opposés à une interdiction de principe et voulons une législation équilibrée préservant tant les intérêts de l’enfant que celui de la mère porteuse et des parents. Et Laurette fera prochainement des propositions pour instaurer un divorce sans faute plus en phase avec les réalités d’aujourd’hui. Chers amis, Vous le voyez, dans le travail du gouvernement fédéral, il existe des raisons d’espérer que des résultats satisfaisants puissent être obtenus d’ici mardi. Mais, il reste un grand obstacle à franchir. Il faut boucler le budget de l’Etat. La façon dont on va combler le trou actuel du budget 2006, sans toucher au pouvoir d’achat de nos concitoyens, est déterminante. Pour le PS, il faudra trouver des sources de financement équitables et acceptables pour nos concitoyens, pas des pseudo solutions guidées par une quelconque idéologie.


A cet égard, je voudrais adresser un message clair à nos partenaires gouvernementaux. Le PS ne se laisse ni griser par le bon sondage d’hier dans la libre ni impressionner par les résultats contradictoires du sondage de demain dont on parle déjà et qui sera publié dans le Soir. Ces sondages contrastés ne guident pas nos travaux et, bien entendu, ne modifient en rien la ligne de conduite que nous nous sommes tracée. Comme toujours, et en particulier à l’égard du Premier Ministre Verhofstadt, le PS se montrera un partenaire loyal. Loyal mais ferme quant aux résultats à obtenir en faveur de nos concitoyens. Je viens d’ébaucher avec vous les dossiers qui sont si importants pour les gens, leur emploi, leur pension, leur santé ; leur pouvoir d’achat. Mais, je dois être honnête avec vous, dans les négociations en cours, rien n’est acquis tant que tout n’est décidé. Et, nous devons dire la vérité à nos concitoyens, d’ici mardi, il existe hélas encore des risques d’échec du Gouvernement. A cet égard les prochaines heures seront décisives. Les enjeux sont si importants, qu’à titre personnel, j’espère que la raison et la sérénité vont prévaloir et que nous pourrons assurer la stabilité du gouvernement. Conclusions Mes chers Camarades, Nos concitoyens n’acceptent pas ce qui s’est passé en nos rangs et ils ont raison. Nous allons dans les prochaines semaines regagner leur confiance en leur montrant que le PS, c’est autre chose que les comportements inacceptables qui ont été, à juste titre, dénoncés dans la presse. Nous allons aussi leur démontrer que plus que jamais, on a besoin du PS.

Quelle est la personne qui peut croire que sa pension, ses soins de santé, ses allocations familiales seraient encore garantis sans le PS au gouvernement ? On a besoin du PS pour soutenir l’emploi et défendre les droits des travailleurs. On a besoin du PS pour augmenter le pouvoir d’achat. On a besoin du PS pour financer des soins de santé accessibles à tous. On a besoin du PS pour garantir une pension décente à chacun. On a besoin du PS pour aider les jeunes à s’émanciper. On a besoin du PS pour que chaque citoyen puisse vivre et s’épanouir selon ses choix personnels. Si nous devions baisser les bras, ce serait le drame pour ceux qui ne sont pas nés du bon côté, ceux qui n’ont pas la chance de toucher chaque mois un gros salaire ou les dividendes générés par leur portefeuille d’actions. Au PS, ce sont « 100% des gens » que nous défendons. Contrairement à d’autres, le PS ne s’adresse pas aux plus riches. Nous ne voulons pas d’un système égoïste qui favorise certaines castes. Le PS veut travailler pour la population dans son ensemble : Qu’on ait un emploi ou qu’on l’ait perdu Que l’on soit un homme ou une femme Que l’on soit écolier ou pensionné. Mes chers Camarades, Concentrons nous sur nous combats essentiels. Je vous invite plus que jamais à vous exprimer en tant que socialistes. Je vous invite à montrer ce qu’est réellement un militant socialiste. Je vous invite à déchirer les caricatures en révélant qui vous êtes et ce que vous avez au fond du coeur.


Vos valeurs, votre générosité et votre sincérité sont la meilleure réponse aux ignominies étalées ces dernières semaines. Ne vous laissez jamais salir, et surtout soyez fiers d’être socialistes ! C’est vous qui avez le droit de porter la bannière du PS. Vous êtes le vrai visage de la gauche et vous devez aller à la rencontre de nos concitoyens pour qu’ils puissent faire la part des choses. Oui, il faudra compter avec le PS demain comme hier et comme aujourd’hui ! Tous ensemble, au sein d’un PS régénéré, repartons au combat. Redoublons d’efforts. Au travail, au travail et encore au travail, Camarades !